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Gestion des sols contaminés et confinement géosynthétique
Gestion des sols contaminés et confinement géosynthétique

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Gestion des sols contaminés et confinement géosynthétique

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Le projet d’agrandissement de la cellule A1 s’inscrit dans une initiative de longue date visant la gestion des sols contaminés à Mascouche, au Québec. Il représente la quatrième phase d’un effort plus important mené par Signaterre Environnement pour accroître la capacité de stockage du site et améliorer sa durabilité environnementale. Solmax a pris part à cette phase en septembre 2021, en fournissant les géomembranes et géotextiles requis pour satisfaire aux exigences réglementaires et opérationnelles strictes.

Lancé à l’origine dans les années 1990, ce projet réalisé en plusieurs phases a évolué progressivement pour soutenir les changements réglementaires du Québec en matière de gestion des déchets plus respectueuse de l’environnement. Après l’obtention d’un certificat d’autorisation délivré le 19 juin 2015 en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE) du Québec, la capacité autorisée du site d’enfouissement a été portée à 929 500 m³. Avec une capacité résiduelle d’environ 327 595 m³, la cellule A1 constitue une étape importante vers la pleine utilisation du site, tout en respectant les objectifs de protection de l’environnement.

Dans ce projet, Solmax a été responsable de la fourniture des géomembranes et des géotextiles haute performance conçus pour contrôler la migration des contaminants et prolonger la durabilité des cellules. Solmax a notamment fourni des géomembranes GSEMD HD ainsi que le système de drainage FABRINETMD. L’installation, réalisée sur une période de 10 jours, a été effectuée par FC Geosynthétiques, sous la supervision technique d’AECOM et avec des essais de matériaux menés par Alphard.

L’intérêt environnemental à long terme de ce projet est double. Premièrement, il assure la sécurité post-fermeture grâce à des solutions de confinement renforcées et encourage l’adoption de garanties financières pour la gestion continue du site, conformément aux recommandations du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Deuxièmement, il s’aligne sur des objectifs plus larges visant à réduire le recours à l’enfouissement, en soutenant le développement de technologies de traitement des sols et en favorisant la valorisation des sols traités.

Défi

Même si l’agrandissement de la cellule A1 n’a pas présenté de difficultés techniques particulières au-delà des normes habituelles de conception et de construction d’une cellule d’enfouissement, il s’agissait néanmoins d’un projet très sensible et fortement réglementé. Un défi unique découlait des attentes en constante évolution concernant l’atténuation des risques environnementaux à long terme. Plus précisément, les parties prenantes, y compris le gouvernement provincial et le public lors de consultations, ont insisté sur la nécessité de garanties financières pour assurer la gestion post-fermeture du site. Bien que ces garanties ne soient pas encore obligatoires en vertu du Règlement sur l’enfouissement des sols contaminés (RESC), elles ont été considérées comme indispensables pour obtenir l’acceptation du projet par le public.

Le projet a également dû faire face à des enjeux politiques liés au traitement des sols modérément contaminés. Même si le RESC impose un prétraitement de certains contaminants avant leur enfouissement, il ne rend pas obligatoire un traitement optimal lorsque des réductions supplémentaires sont techniquement réalisables. Les parties prenantes du projet, en particulier Signaterre, ont souhaité aller au-delà de la simple conformité en investissant dans des technologies variées de remise en état des sols. Cette démarche proactive a nécessité une planification des infrastructures et des opérations permettant d’intégrer de façon continue et efficace les systèmes de traitement et d’enfouissement.

L’ampleur du projet constituait une autre dimension importante. Avec environ 23 300 m2 de chaque couche de matériau requis – géomembrane texturée GSE HD 60 mil, géotextile non tissé MIRAFIMD, géocomposite de drainage FABRINET, géosynthétique bentonitique BENTOLINERMD – la logistique et la coordination pour l’acheminement des matériaux et la mobilisation du personnel sur le site devaient être minutieusement planifiées afin d’assurer un déploiement ponctuel. Cela était d’autant plus critique compte tenu de l’engagement à achever les travaux avant la date prévue.

Solution

La contribution de Solmax a consisté à fournir des matériaux géosynthétiques fiables et adaptés à la fois à l’usage prévu et au contexte environnemental et réglementaire complexe. La géomembrane GSE HD utilisée était une membrane texturée noire de 60 mil (1,5 mm) d’épaisseur, choisie pour sa faible perméabilité, sa haute résistance chimique et sa performance mécanique supérieure, des caractéristiques indispensables pour le confinement à long terme des sols contaminés. Fabriquée à Varennes, au Québec, cette membrane permettait un contrôle de la qualité conforme aux normes nord-américaines tout en minimisant l’impact environnemental grâce à la réduction des distances de transport.

Parallèlement, le géotextile non tissé MIRAFI a joué un rôle essentiel dans la couche géocomposite, assurant un amortissement et une séparation tout en favorisant la compatibilité avec le drainage.

L’intégration de plusieurs couches géosynthétiques a permis de mettre en place un système de confinement robuste et durable, répondant à la fois aux exigences actuelles du site et aux considérations futures en matière de responsabilité. L’efficacité du déploiement a même permis à l’entrepreneur de terminer les travaux avant la date prévue, limitant ainsi les interruptions sur le site et renforçant la confiance du client, tant envers le produit que le bon déroulement des travaux.


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